L'Unadfi, une secte anti-secte ?

Publié le par Aiwass






L'U.N.A.D.F.I.
Enquête sur la "secte anti-sectes"

Officiellement, l'U.N.A.D.F.I. (Union Nationale des Associations de
Défense des Familles et de l'Individu) s'est donné pour mission de
lutter contre les sectes. Certes, ce combat est légitime à partir du
moment où il est mené contre les vraies sectes, au sens que l'on doit
donner à ce mot, c'est-à-dire au sens d'organisations qui mettent en
cause l'intégrité et l'équilibre physique, mental et psychologique de
leurs adeptes. De toute évidence, il existe de telles sectes, ce qui
justifie de les combattre.

Mais contrairement aux Renseignements Généraux, à la Ligue des Droitsde
l'Homme, voire même au Centre Contre les Manipulations Mentales,
l'U.N.A.D.F.I. ne semble ni indépendante ni objective dans ses
jugements. Comme le laisseraient croire certains documents qui émanent
d'elle, cette Association considérerait a priori que toute organisation
dont l'enseignement n'est pas conforme à la foi catholique serait une
secte, sans parler du jésuitisme notoire dont elle semble faire preuve
dans sa croisade anti-sectes.

Toujours est-il qu'il est temps de montrer un autre visage de
l'U.N.A.D.F.I., afin que les fantômes de l'Inquisition ne viennent pas
hanter le 21e siècle et Page Rankingôner la restauration d'une pensée religieuse
unique, ce qui constituerait en soi une atteinte à la liberté de
conscience et de croyance.

Le vrai visage de l'A.D.F.I.
D'après "Sectes, religions et libertés publiques" de Christian Paturel
Édition La Pensée Universelle 1996

"La plupart des mouvements "anti-sectes" européens sont des
émanations de l'A.F.F. (American Family Fondation). L'A.D.F.I.
(Association de Défense de la Famille et de l'Individu) figure
d'ailleurs fréquemment dans "The Advisor", une publication de l'A.F.F.
Cette organisation anti-sectes est composée essentiellement de
psychiatres marginaux : Margaret Singer, Jolly West, John Clark, ...).

Au sein de cette structure internationale, les psychiatres occupent
une place de premier plan. Ces derniers sont des spécialistes des
contrôles du mental humain, (hypnose, électrochocs, injection de
drogues), des techniques de manipulation des foules, du "deprogramming"
qui, par des pratiques diverses et violentes, vise à rétablir la "santé
mentale" des individus concernés.
Parmi ces psychiatres :
Ted Patrick : ancien psychologue de l'armée américaine, qui a
adopté les méthodes brutales de "deprogramming" pour réinsérer dansle
droit chemin les membres des "sectes" (enlèvement, séquestration,
violence...).
Dr John Clark : Spécialiste du contrôle mental et ancien
assistant du Dr Lindemann de la C.I.A. Il a été sanctionné par le
Conseil de l'Ordre des Médecins du Massachusetts pour avoir interné de
force une personne en raison de ses croyances religieuses. En 1983, il a
proposé un plan visant à faire disparaître les "nouvelles religions".
Clark dénonce les barrières juridiques des sociétés démocratiqueset
libérales qui se dressent pour contrarier ses conceptions personnelles.
Ses travaux sont souvent cités dans les publications de l'A.D.F.I.
Margaret Singer : Elle fut psychologue militaire et eut des
problèmes avec la justice américaine, qui considéra que ses rapports de
psychiatrie étaient "des jugements de valeurs déguisés sous la forme
d'opinion d'expert".
Dr Louis West : Il Page Rankingéconisait la stérilisation des Noirs et des
Hispano-américains pour lutter contre la criminalité. Il est souvent
cité dans les publications de l'A.D.F.I. (ex : Bulles).

Les thèses défendues par ces psychiatres suscitent l'indignation de
la psychiatrie américaine : ce sont des marginaux.

Dr Robert Lifton : Défenseur acharné du "deprogramming", il est
l'auteur d'un ouvrage équivoque sur les pratiques des médecins nazis
dans les camps de concentration.

L'A.D.F.I. est née à Rennes (France) en 1974 à l'initiative du Dr
Champollion et du Psychiatre André Badiche. Elle déclare immédiatement
son attachement aux théories pseudo-scientifiques des psychiatres
américains : John Clark, Margaret Singer et Louis West, visant à la
normalisation de la société qui serait en péril à cause des mouvements
sectaires ou des nouvelles religions.

On retrouve dans l'A.D.F.I. les idées qui animaient les mouvements
antisémites et antimaçonniques qui firent les beaux jours du
gouvernement de Vichy : dénonciation d'une minorité occulte qui
détiendrait la réalité du pouvoir de la finance et qui serait à
l'origine des malheurs de la société. Cette attitude à été mise en
évidence par le C.F.S.D. (4 rue Burq 75018 PARIS). Les sectes ont
remplacé les Juifs et la Franc-Maçonnerie, devenue inattaquable à cause
de son pouvoir politique.

L'A.D.F.I. est la courroie de transmission qui véhicule l'idéologie
totalitaire des psychiatres américains marginaux. Elle Page Rankingéconise et
utilise les méthodes de "deprogramming" du Dr Clark, qui sont similaires
à celles employées par les soviétiques aux belles heures du communisme
pour "soigner" les "dissidents".

L'A.D.F.I. tente régulièrement d'imposer ses thèses aux autorités
publiques, aux médias.... Elle possède ses entrées dans les Ministères.
Par ailleurs, elle est membre de nombreux organismes : la Commission
Consultative Nationale des Droits de l'Homme (rattachée au Premier
Ministre en France) ! ! !

L'A.D.F.I. n'hésite pas à employer les moyens qu'elle dénonce chez
les sectes : désinformation, multiplication de messages répétitifs,
exploitation maximale d'événements dramatiques (Guyana, Waco, le Temple
Solaire... ). Elle se livre ainsi à une véritable intoxication mentale
et exploite au maximum le façonnage des esprits résultant d'une
domination séculaire de l'Eglise Catholique.

Le siège de l'A.D.F.I. est très fréquenté par le clergé, par l'abbé
Trouslard qui y représente le Vatican, mais aussi par Mgr Vernette,
l'abbé Yvon Lemoine, et l'évêque de Tours...). A l'origine, l'A.D.F.I..
bénéficiait de locaux gracieusement offerts par une paroisse catholique..

Le fondement pseudo-scientifique de l'A.D.F.I. n'est pas porté à la
connaissance des ses membres, pour la plupart sincères. Un discours leur
est diffusé. Grâce à un astucieux habillage, le message est rendu
crédible, attrayant, voire empreint d'altruisme. Derrière cette vitrine
se cache en réalité une idéologie de l'exclusion et de la haine.

L'A.D.F.I. s'attaque généralement à des groupes soigneusement
sélectionnés pour leur petitesse et leur pacifisme. Son objectif est de
démontrer la nocivité et l'extrême dangerosité des nouveaux mouvements
religieux, afin de ramener les brebis égarées vers l'enclos désertéde
l'Eglise. En fait, elle entre dans le plan de ré-évangélisation de
l'Église. Elle se livre à une véritable Croisade.

L'A.D.F.I. France est financée par des subventions du Ministère de
la Jeunesse et des Sports (250 000 F), le Ministère de la Santé (200 000
F) et par de nombreuses communes et départements. Un tel soutien est une
hérésie républicaine, les autres pays, par exemple l'Allemagne, refusant
qu'une association de ce type soit financée par l'état.

La démarche de l'A.D.F.I. n'est ni scientifique, ni logique, ni
républicaine, ni laïque, ni altruiste, ni respectueuse des droits de
l'homme. Elle est par contre historique, opportuniste et conforme à une
certaine tradition de discrimination religieuse."

C. Paturel signale :
l'existence d'une revue : BULVAAR, qui est un Bulletin de liaison
pour la vérité sur les associations anti-religieuses. Adresse : UNVAR,
15 rue des fermiers, 75017 Paris.
Une étude de Pierre Barrucand (du CNRS) : "Les sectes anti-
sectes", ou il critique vivement l'A.D.F.I., ,
du même auteur, (P. Barrucand), Haines d'hier et d'aujourd'hui,
campagnes anti-juifs, anti-franc-maçons, anti-sectes.
La revue "Mouvement religieux", B.P. 733 57207 SARREGUEMINES, à
propos d'articles de Bernard Blanche sur l'A.D.F.I.

L'A.D.F.I. en campagne
Extrait de "Haines d'hier et d'aujourd'hui" "Campagne anti-juifs, anti-
maçons, ..." de Pierre Barrucand

"Quand je vois un mouvement comme l'A.D.F.I., j'ai l'impression
qu'on y rencontre surtout des personnes qui sont en proie à une
obsession, une intoxication. Autrement dit, ils subissent exactement le
phénomène qu'ils croient devoir dénoncer - sans le début d'une preuve -
contre un certain nombre de religions plus ou moins minoritaires. Si
manipulation mentale il y a, elle est le fait de l'A.D.F.I., dont les
membres s'intoxiquent mentalement eux-mêmes.

... Mais ce qui est absolument stupéfiant, c'est de voir un
mouvement confidentiel et quasi secret comme l'A.D.F.I. être pris au
sérieux par certains journalistes, voire certains milieux officiels.
Elle est le pivot central d'une campagne de désinformation. C'est
pourquoi cette association est redoutable et perverse. En effet, elle
reproduit, presque mot pour mot, les campagnes du début de ce siècle,
celles de Mgr Jouin, de l'abbé Tourmentin et de bien d'autres. Elle
fonde toute son action, au mieux sur la polémique méchante, au pire sur
la délation et la désinformation. On y retrouve presque les accents du
journal "Au pilori !", au temps de l'Occupation.

On remarque cependant une différence sérieuse entre l'A.D.F.I. et
les disciples de Mgr Jouin ou de l'abbé Tourmentin. Ce mouvement a su se
donner une image respectable et est parvenu à tromper la presse et même
parfois les pouvoirs publics. Cette "secte" - au sens le plus péjoratif
du terme - est arrivée ainsi à une certaine puissance, réalisant doncen
partie les fins ténébreuses qu'elle attribue à ceux qu'elle combat,
unissant avec habileté le rationalisme athée de certains et
l'intransigeance doctrinale théologique d'autres, et surtout arrivant à
se faire passer comme sérieuse et objective.

Dans le cas de l'A.D.F.I., j'ai eu l'impression de gens qui sont
véritablement intoxiqués par leur mythologie et qui vivent dans un
univers complètement fantasmatique. Je pense que Mgr Jouin, même s'il
fut un brave Page Rankingêtre par ailleurs, était certainement un personnage de ce
genre. Je voudrais ajouter que l'A.D.F.I. est parfaite dans son rôle de
secte anti-secte : c'est une espèce de structure complètement figée.

Par ailleurs, les activités de l'A.D.F.I. ne sont-elles pas en
contradiction formelle avec la loi antiraciste en vigueur en France ? Il
est inadmissible qu'il y ait une lecture "à deux vitesses" de cette loi
et que la presse accepte de répéter les accusations insensées d'une
"secte anti-secte" composée de monomanes.

Il est bien évident que ce que je dis ne saurait justifier en aucun
cas les agissements de tel ou tel groupe qui se livrerait à des
activités criminelles. Il s'agit simplement du droit de pratiquer une
religion et d'exprimer ses convictions. Il faut que la presse et les
pouvoirs publics deviennent conscients de la vraie nature de l'A.D.F.I.

Un permanent de l'A.D.F.I. est allé jusqu'à affirmer "qu'un membre
d'une secte n'est pas une personne authentique". On peut dans cette
phrase remplacer "membre d'une secte" par "catholique pratiquant, libre-
penseur, pasteur protestant, diacre évangélique, membre d'un parti
politique..." (rayer les mentions inutiles), sans lui donner moins de
véridicité, voire de vraisemblance. Et pourquoi pas "membre de
l'A.D.F.I." ?"

L'A.D.F.I. déboutée

En date du 12 septembre 1997, le Tribunal de Grande Instance de
Paris a débouté l'UNADFI de son action pour diffamation à l'encontre de
Louis Pauwels, écrivain et éditorialiste, aujourd'hui décédé, et du
Directeur de publication du Figaro.

L'association s'était estimée diffamée dans l'article publié dans Le
Figaro du 24 octobre 1996 sous le titre "Sectes : l'esprit
d'inquisition", par le passage ci-après :

"Depuis 1975, se sont instaurées des associations anti-sectes qui
accusent globalement leurs adversaires de déstructurer les individus et
de menacer les familles. La plus virulente d'entre elles est l'ADFI
(Association pour la Défense de la Famille et de l'Individu). Elle
catalyse, sinon promeut des attaques contre les groupes spirituels non
conformes. J'apprends qu'elle s'inspire d'un courant de la psychiatrie
américaine visant à la normalisation de la société par la destruction
des nouvelles religions. [...]
Cette guerre contre les sectes réveille l'esprit d'inquisition et
s'apparente dans bien des cas aux procès en sorcellerie où la rumeur
tenait lieu de preuve.
Il suffit désormais d'accuser un groupe marginal de captation de la
personnalité et manipulation mentale pour qu'il se trouve rangé au
nombre des sectes, et, par là même, mobiliser contre lui l'opinion
générale. Cette nouvelle chasse aux sorcières bénéficie des subsides de
l'État, et, sauf exceptions, du soutien sans réflexion des médias."

La Cour a jugé que l'article traduisait, " de la part du
journaliste, une mise en garde contre les excès pouvant porter atteinte
à la liberté de pensée et d'expression, ainsi qu'un appel à la tolérance
dans la légalité. Or, dans une société démocratique, la manifestation
d'un tel point de vue doit, à l'évidence, pouvoir contribuer, au même
titre que d'autres prises de position, au débat public sur le phénomène
sectaire".

A propos de l'A.D.F.I.
D'après "Les radis de la colère", de Jean-Pierre Joseph

"Très discrètement, depuis plusieurs années, se sont constituées,
dans toutes les régions, des associations qui, par la suite, se sont
regroupées et qui forment aujourd'hui la très célèbre ADFI (Association
de défense de la famille et de l'individu). Ce mouvement reçoit de très
fortes subventions de divers ministères et des collectivités locales.
Par son intermédiaire, il est possible à toute personne se Page Rankingétendant
victime d'une secte de percevoir une indemnité lui permettant de se
réinsérer dans la société. Il est donc fort possible que les individus
qui viennent se plaindre sur les plateaux de télévision des
"manipulations" qu'ils auraient subies, soient ceux qui viennent de
toucher des subventions. Si tel est bien le cas, nous nous trouvons dans
l'hypothèse unique et exceptionnelle du témoin qui est "passé à la
caisse" avant de déposer...

L'A.D.F.I. est un organisme rassurant : regroupement d'associations
locales, elle met en avant ses administrateurs bénévoles, d'un certain
âge, le plus souvent d'un âge certain, qui, bien que combattant tout
sectarisme, encouragent vivement la "réinsertion" par la prière au sein
de l'Eglise (catholique, bien sûr). Ces gens calmes et rassurants
utilisent, sans qu'on s'en rende compte, les méthodes qu'ils dénoncent :
démarchage, harcèlement téléphonique, tant auprès des "victimes"
qu'auprès des "adeptes", encouragement à la délation, conférences et
discours de propagande, etc.

Une avocate du barreau de Paris s'étonnait récemment de la Page Rankingésence
au conseil d'administration national, auquel elle avait été invitée,
d'un ancien colonel des services secrets de l'armée française. Pour le
militant de base de l'A.D.F.I., il faut bien justifier les subventions
reçues en identifiant un maximum de sectes. Pour celui qui subventionne,
il semble que le but soit plus subtil. Progressivement, dans
l'inconscient collectif, chemine l'idée selon laquelle s'il existe une
association (à but "non lucratif") qui pourchasse les "sectes", c'est
qu'il existe des sectes et que cela représente un danger réel. Le
citoyen n'a donc pas du tout l'impression d'être manipulé, puisque le
militant de base n'en a pas lui-même l'impression. Bien plus, le
militant de base croit faire ½uvre humanitaire et n'a pas du tout
conscience des énormes enjeux financiers ayant amené le gouvernement à
faire la promotion de son association.

L'A.D.F.I. intervient d'une manière inhabituelle auprès des services
publics (Education nationale, le plus souvent) pour signaler que telle
personne fait partie d'une "secte". Elle intervient auprès de la justice
en adressant des courriers aux magistrats, au nom de la défense des
individus. Elle suggère même, au nom de la défense de la famille, de
faire placer les enfants vivant avec leurs parents dans une "secte",
directement à la DASS. Ainsi, depuis plusieurs années, elle a rempli son
rôle : l'opinion publique pense maintenant qu'il existe en France de
nombreuses sectes, et surtout que ces sectes sont dangereuses."

La France contre la liberté religieuse

Après que le Département d'État américain et l'ONU aient condamné la
France pour son attitude vis à vis des minorités spirituelles, l'OSCE
épingle la "patrie des droits de l'homme" pour violation de la liberté
religieuse. L'OSCE - Organisation pour la Sécurité et la Coopération en
Europe - a tenu à Vienne, le 22 mars 1999, une conférence sur le thème
de la liberté de religion en Europe. Y ont participé des délégations de
tous les pays de l'OSCE et plus de 100 organisations religieuses et non
gouvernementales. 70 délégations ont pris la parole dans ce débat
consacré au pluralisme religieux et aux violations de la liberté
religieuse. A l'occasion de cette conférence, la Fédération
Internationale d'Helsinki pour les Droits de l'Homme a Page Rankingésenté son
rapport "Discrimination religieuse et violations des engagements
d'Helsinki" Ce rapport montre que des démocraties européennes violent
leurs engagements relatifs à la liberté de religion et à la tolérance
religieuse. Voici ce que dit ce rapport de la situation française :
"Depuis 1996, une montée de l'intolérance et de la discrimination a été
observée en France à l'égard des nouvelles religions". En janvier 1996,
l'Assemblée Nationale a publié le rapport Guyard, contenant une liste de
172 sectes ou cultes jugés dangereux. Ce rapport a engendré des articles
de presse calomnieux à l'égard des minorités religieuses, a fait
circuler des rumeurs et des informations fausses, et constitue une
incitation à l'intolérance religieuse. Dans ce contexte, une multitude
de situations et de formes de persécution virtuelle se sont développées.
Les minorités religieuses ont été publiquement marginalisées et
stigmatisées. Le gouvernement français a établi une "Mission
Interministérielle de Lutte contre les Sectes" - la MILS - avec à sa
tête Alain Vivien, la figure de proue du mouvement anti-sectes.

Alors que d'autres rapports à l'étranger - Suède et Italie -
recommandent le dialogue avec les dites "sectes", la France a choisi la
confrontation ouverte. Cette attitude a engendré des articles de presse
calomnieux, des pertes d'emploi, de la discrimination religieuse de la
part des autorités françaises et la montée de l'intolérance de la part
de la société civile à l'égard des gens de tous milieux à cause de leurs
croyances religieuses. Le CESNUR - Centre d'Etudes des Nouvelles
Religions - rend ainsi compte de la conférence de l'OSCE : "Si la
Russie, la Belgique, la Grèce, la Biélorussie et l'Ouzbékistan ont aussi
été critiqués, c'est surtout la France, avec sa politique sur les
"sectes", qui s'est trouvée dans le box des accusés". En prenant la
parole au nom de la France, Denis Barthélémy, secrétaire général de la
Mission Interministérielle de Lutte contre les Sectes, dans un discours
très émotionnel et au ton franchement hystérique, a déclaré que toutes
les attaques contre la France "émanaient de la Scientologie ou des
Témoins de Jéhovah". Ce commentaire a paru ridicule du fait que les
critiques de la politique française et de la mission interministérielle
sur les sectes (MILS) venaient de plusieurs gouvernements et ONG
indépendantes. Monsieur Barthélémy a montré l'intolérance des milieux de
la MILS qui, non seulement substituent à la discussion et au dialogue
une attitude "complotiste" paranoïaque - tous ceux qui critiquent la
MILS sont des agents de la Scientologie ! - mais proposent comme
position officielle de la France en matière de liberté religieuse des
notions hostiles à la religion qui remontent à l'anticléricalisme du 19e
siècle.

Sectes et surveillance de la population

Pour contrer les sectes, le ministre de la justice, madame Élisabeth
GIGOU demande aux associations spécialisées dans la lutte de déterrer
les affaires en plus grand nombre.

Par la circulation aux magistrats et aux juges de France du
01.12.98, le Garde des sceaux Page Rankingésente l'action de la nouvelle mission
interministérielle sur les sectes tout en regrettant le manque de
plaintes. Il n'y aurait pas assez de dénonciation, permettant
d'enclencher les poursuites.

Pour pallier à cette carence d'affaires. Le ministre de la justice a
chargé les juges de travailler en collaboration plus étroite avec l'ADFI
et le CCMM supposés collecter des témoignages à charge. Les associations
anti-sectes sont donc officiellement mandatées pour enregistrer les
plaintes et les dénonciations par le biais de leurs nombreuses antennes
à travers la France.

L'ADFI n'a pas attendu le feu vert officiel car il y a des années
qu'elle diffuse une liste de critères Page Rankingécis permettant de savoir si une
personne de notre entourage appartient à une association, un groupe, une
société ou un club quelconque. La liste des symptômes définis par l'ADFI
recouvre la plupart des comportements non-conformistes et privés :
"Changement de mode vestimentaire et de régime alimentaire, courrier et
appel téléphonique abondants, sorties et voyages, intérêt pour une cause
nouvelle, emprunt d'argent, long temps de lecture et de méditation...".
Ces critères sont dans une brochure disponible dans les organismes
publics.

Il est donc conseillé de Page Rankingévenir l'ADFI ou les renseignements
généraux si un de nos proches Page Rankingésente un de ces "symptômes" ou un trait
de non-conformisme similaire. Lorsque le "diagnostic" est établi, l'ADFI
recommande de surveiller discrètement les amis et les relations de la
personne suspectée. Il faut noter leurs numéros de téléphone et adresses
et tenir un journal quotidien de leurs faits et gestes. Le CCMM - Centre
Contre les Manipulations Mentales - a dressé le catalogue des pratiques
pouvant tomber sous le coup d'un délit de secte. Il s'agit de la plupart
des méthodes thérapeutiques non conventionnelles comme la naturopathie,
le jeune, la sophrologie, la méditation et les techniques issues du
"nouvel âge". Le docteur ABGRAL, expert auprès de la mission
interministérielle sur les sectes y ajoute l'homéopathie : un grigri
occulte sans aucune efficacité !!!

L'ADFI a également identifié les domaines à risques comme les cours
de yoga, la thérapie parentale, les conférences sur les ovnis et les
sujets ésotériques... mais aussi des commerces sensibles comme les
librairies spiritualistes, les restaurants végétariens et les circuits
de produits biologiques.

Comment s'assurer que les plaintes recueillies ne sont pas motivées
par l'intolérance, les Page Rankingéjuges ou la malveillance? Cette question n'a
pas été débattue.

L'histoire enseigne que les Français ont un sens civique plutôt
prononcé lorsqu'il s'agit de dénonciation, mais il est désormais légal
d'accuser quelqu'un d'appartenir à une secte pour le déclarer inapte à
recevoir un héritage, jeter la suspicion sur un voisin antipathique ou
un collègue dont on désire la place, ou se venger d'une déception
amoureuse !!!

Après le "colis suspect" voilà que nous passons massivement à
"l'homme suspect" s'il explore des voies non-conformistes ! C'est le
message que la France s'apprête à apporter au monde.

Donc mettez-vous bien cela dans la tête :
si vous changez de mode vestimentaire, de régime alimentaire;
si vous recevez du courrier et des appels téléphoniques
abondants;
si vous faites des sorties et des voyages;
si vous avez un intérêt pour une cause nouvelle;
si vous avez un emprunt d'argent;
si vous avez de long temps de lecture et/ou de méditation;
si vous êtes soignés ou si vous pratiquez les thérapies et les
techniques non reconnues officiellement comme le naturopathie, le jeune,
la sophrologie, la méditation, les techniques "Nouvel Âge" (qui peut
Page Rankingéciser ce que c'est au juste), l'homéopathie, le yoga;
si vous vous intéressez à ces sujets ou à celui des ovnis ou à
l'ésotérisme... Vous êtes suspect.

Le message "aimez-vous les uns les autres" se transforme de manière
innovante en "Épiez-vous les uns les autres". Vous pouvez vous rendre
utile en diffusant cette information auprès de vos amis et auprès de
votre praticien de yoga, de sophrologie, de votre homéopathe, de votre
naturopathe, de votre magasin bio! A votre bonne réflexion. Et en
espérant que nous serons nombreux à dire NON!

Fiche pratique de délation et de surveillance (selon l'ADFI)
Avertissement
Ne vous sentez surtout pas obligés de tenir compte des instructions
suivantes...

Comment reconnaître une personne en danger ?
Il se peut que, dans votre entourage ou dans votre famille, vous
connaissiez une personne au comportement non conformiste. L'ADFI a
dressé une liste de symptômes qui confirmeront vos doutes :
Modification du comportement, de la tenue vestimentaire, du
vocabulaire, des centres d'intérêt.
Déplacements en France et à l'étranger.
Réunions en semaine, le week-end.
Nombreux appels téléphoniques, courrier abondant.
Long temps de lecture ou de méditation.
Régime alimentaire.

Alors,si cette personne manifeste plusieurs de ces symptômes, n'hésitez
pas à vous renseigner auprès de l'ADFI la plus proche afin de pouvoir
l'aider.

Mesures à prendre
Noter les noms, adresses et numéro de téléphone des personnes liées
aux activités de la personne suspectée.
Tenir un journal des événements concernant les relations de la
personne suspectée.
Observer les lectures, le vocabulaire, les horaires, les noms et les
surnoms de ceux qui constituent l'environnement de la personne
suspectée.

Lieux à surveiller et activités suspectes.
Librairies ésotériques, cours de yoga, magasins diététiques, conférences
et salons spécialisés, homéopathes et médecines douces, psychanalystes
jungiens, sexologues, développement personnel, groupes de prière,
accompagnement des mourants, ufologie, agriculture biologique,
communautés religieuses, écoles privées, cours d'expression artistique,
spiritualités orientales, presse, sociologues et scientifiques
indépendants...

Si vous entrez dans l'une ou l'autre de ces catégories, il est
urgent d'aller vous dénoncer vous-même, avant que la "brigade de
recherche antisecte" de la gendarmerie nationale ne vous convoque pour
vous demander si "vous brûlez de l'encens ou si vous allumez des bougies
pour méditer".
(Interrogatoire d'une jeune fille dénoncée par sa mère).

Quelques échos sur l'A.D.F.I.
L'U.N.A.F.D.I. renonce à poursuivre "Libération" - Libération, 05/10/99

La principale association antisecte, l'U.N.A.D.F.I., s'est désistée
vendredi du procès qu'elle avait intenté à Libération, à trois jours de
l'audience, Page Rankingévue hier à Paris. L'Union Nationale des Associations de
Défense de la Famille et de l'individu avait porté plainte avec
constitution de partie civile après la parution, le 30 mars 1998, d'un
article "le complot qui fit de Bernard Lempert un gourou". Libération
montrait que ce psychothérapeute avait été classé par erreur dans la
liste des sectes après l'étrange alliance des représentants bretons de
l'U.N.A.D.F.I. et d'une association qui regroupait des malfaiteurs
d'enfants et dont le Page Rankingésident était un nostalgique de la Waffen SS.

Une association anti-secte condamnée - Sud-Ouest, 16/10/99

A la demande d'une mère de famille en plein divorce, la Page Rankingésidente
régionale de l'A.D.F.I. a produit une attestation stipulant que l'ex-
époux participait à un groupe à tendance sectaire. Les deux femmes ont
été condamnées.

Épineuse et dramatique. On peut qualifier ainsi l'affaire qui a mobilisé
le tribunal correctionnel de Saintes une bonne partie de jeudi après-
midi. Épineuse parce que l'Église catholique était directement impliquée
dans les débats. Dramatique parce qu'elle met aux prises un couple en
plein conflit familial.

M. et Mme D. ont une fille, L., aujourd'hui âgée de 18 ans. Atteinte
d'une grave maladie nerveuse, elle suit un lourd traitement dès son plus
jeune âge. La maladie bouleverse l'existence du couple et, sans qu'il y
ait de lien de cause à effet, M. et Mme D. finissent par divorcer. Une
séparation qui ne se passe pas dans les meilleures conditions. M. et Mme
D. sont déjà passés devant le tribunal : Mme D. avait été relaxée (on
lui reprochait alors de bafouer le droit de garde du père).

Pour leur fille, le couple est Page Rankingêt à tout. M. D. est très croyant. Il
participe à un groupe de prières sous la direction de l'aumônier des
Petites soeurs des pauvres. Il consulte même un guérisseur "parce que,
quand la médecine traditionnelle échoue, on se tourne toujours vers
d'autres médecines".

Qu'en est-il de ce guérisseur ? "J'ai assisté aux séances par trois
fois, affirme la mère. On m'a placée au fond de la pièce et on m'a
accusée d'être le démon. J'ai eu peur et, sur le conseil de personnes
hautement qualifiées, j'ai contacté l'A.D.F.I.".
Les cierges, le sel et le démon
L'Association de Défense des Familles et des Individus est bien connue.
Elle a les oreilles de la Commission parlementaire luttant contre le
pouvoir des sectes. Sa Page Rankingésidente régionale, Marie-Noëlle Dumas de la
Roque Bernard, écoute attentivement les propos de Mme D. La croyant sur
parole, elle rédige une attestation stipulant que "le groupe auquel
participe M. D. a des dérives sectaires et comporte un grave danger pour
la santé de L.".

Il faut dire que la Page Rankingésidente de l'A.D.F.I. se base sur deux documents
établis par un professeur parisien, M. Dulac (qui bizarrement n'a pas
été convoqué à la barre). Celui-ci constate une dégradation de l'état de
santé de L. quand elle va en week-end chez son père. Le deuxième
document spécifie que L. a déclaré au professeur que son père
l'empêchait de prendre des médicaments.

Une affirmation farouchement rejetée par Me Moulineau, l'avocat de M. D.
: "L'enfant, qui n'a que 5 ans d'âge mental, a été manipulée par sa
mère. C'est une attitude scandaleuse. Jamais M. D. n'a empêché sa fille
de prendre des médicaments. Au contraire. Comment peut-on dire cela d'un
homme qui a maintes fois réanimé son enfant alors qu'elle était tombée
dans le coma".

Me Moulineau cite alors l'article 9 de la convention européenne des
droits de l'homme sur la liberté de culte. "Que je sache, l'église
catholique ne figure pas au nombre des sectes répertoriées par la
Commission parlementaire. Quant au guérisseur, un homme dont les
honoraires se montent à dix francs pour acheter des cierges, jamais il
ne s'est substitué à la médecine et n'a empêché la prise de médicaments.
La seule aide qu'il apporte, c'est la prière. Faut-il donc fermer
Lourdes ?".

Puis, Me Moulineau évoque le cas de la Page Rankingésidente de l'A.D.F.I. "Vous
avez été manipulée et vous êtes tombée dans le panneau. Votre attitude
est dangereuse". Parlant du manque d'investigation de l'A.D.F.I.,
l'avocat évoque alors quelques détails : "On parle d'invocation par le
sel parce que mon client a un sac de sel de 21 kilos dans son garage.
Or, il se trouve que mon client travaille dans les services techniques
d'une ville. Et du sel comme celui-là, il y en a des tonnes dans les
entrepôts. Ce sel ne sert qu'en cas de verglas" .

Pour le ministère public, Melle Spielmann abondera dans le sens de la
partie civile. "Je suis déçue et en colère, car en accusant sans preuve,
vous mettez en péril la crédibilité de votre association. Ce n'est pas
parce qu'une bougie brûle en permanence chez M. D. qu'il participe à un
mouvement sectaire".

Des preuves
Intervenant pour Mme Dumas de la Roque Bernard, Me Cambar-Vidot
épluchera l'attestation rédigée par sa cliente. "Elle n'a jamais dit que
M. D. faisait partie d'une secte mais qu'il participait à un groupe
ayant des dérives sectaires. C'est le cas. Car ce groupe met en oeuvre
des moyens, en l'occurrence des prières, pour se substituer à la
médecine. Je plaide donc la relaxe". Idem pour Me Geoffroy, qui se
basera sur les déclarations du professeur Dulac en intervenant au nom de
Mme D. : "Jamais cette attestation n'a été utilisée dans le cadre du
divorce".

Dans son délibéré, le tribunal ne suivra pas la défense. Au contraire,
il condamnera les deux femmes à verser 5.000 francs, dont 2.000 avec
sursis, à M. D. Elles devront également lui verser solidairement une
somme de 1.000 francs et règleront les frais de dossier. Après la
lecture de son délibéré, la Page Rankingésidente du tribunal, Mme Cochaud-
Doutreuwe, recommandera fermement à la Page Rankingésidente de l'A.D.F.I. d'agir
avec moins de légèreté et plus de preuves.

Un lobby très puissant : le lobby antisectes
Extrait de "Lettre ouverte à la "secte des adversaires des sectes"", de
Anne Morelli

On peut certes comprendre que des drames familiaux comme celui que
vécut Roger Ikor à travers la mort de son fils aient engendré des
associations antisectes (dans son cas, le C.C.M.M., Centre de
documentation, d'éducation et d'action Contre les Manipulations
Mentales, aussi appelé "Centre Roger Ikor"). Mais il me semble suspect
que, à travers le monde, des milliers de personnes liées entre elles par
un réseau international aux multiples ramifications vivent pour et par
la chasse aux sectes.

Leurs méthodes sont partout semblables : jeter le discrédit sur tous
les groupes religieux en dehors des grandes religions classiques et
semer à ce sujet la désinformation. La "secte des adversaires des
sectes" tenaille donc particulièrement les médias et le monde politique,
mais ne néglige pas non plus l'approche du monde de la recherche
universitaire. En France, deux associations se partagent ce "marché",
correspondant aux deux options fondamentales de la société française :
l'une est laïque (C.C.M.M.) et l'autre est catholique (U.N.A.D.F.I.).

En Belgique, ce lobby international est également représenté par des
associations liées à nos "piliers" traditionnels. Le C.I.G.S. (Contacts
et informations sur les groupes sectaires) est d'obédience catholique et
a essaimé en province des "Associations de soutien aux familles victimes
des sectes". De l'autre côté, l'A.D.I.F. (Association de Défense des
Intérêts des Familles) est liée à l'association laïque fondée en France
par Roger Ikor, à un homologue luxembourgeois (C.D.F.I. Luxembourg) et à
l'A.D.C.A.M. (Association de Défense Contre les Agressions Mentales).

Une Fédération européenne de ce business antisectes est par ailleurs
installée également à Bruxelles (FECRIS-Belgique). Du côté
néerlandophone, la V.V.P.G. (Verdediging Van Persoon en Gezin) est une
instance semi-officielle, en contact avec l'A.D.I.F. Cette dernière
recherche, à la faveur de la récente commission parlementaire, une
reconnaissance officielle, le droit d'ester en justice au nom des
victimes réelles ou supposées et - si possible ! - des subsides en
conséquence. Elle a déjà réussi à établir des relations privilégiées
avec de nombreux journalistes et a infiltré le milieu politique
bruxellois. Ainsi, le dépliant "Sectes à visage découvert" , publiépar
l'échevine des affaires sociales de Bruxelles, Carine Vyghen, avec le
sous-titre avenant de "Une prison sans barreau" et la photo d'un rapace
menaçant, conseille-t-il, ni plus ni moins, de s'adresser en cas de
"problème" à l'A.D.I.F. ! Le pas fatal supplémentaire serait évidemment
de reconnaître ce lobby et de le soutenir avec l'argent des
contribuables !

Une autre pratique de désinformation menée par la "secte des
adversaires des sectes" est de gonfler les chiffres des adhérents à ces
religions minoritaires. Ces chiffres, après douze années d'enquêtes dans
ces milieux, je suis plus que jamais incapable de les Page Rankingéciser. En 1981,
j'avais - péché de jeunesse - lancé le chiffre de 80.000, mais au furet
à mesure de nos travaux, mes certitudes se sont envolées. Le chiffre,
lui, a souvent été repris. Dans chaque groupe religieux, on a tendance à
les gonfler (cela donne du poids à la communauté et à ses croyances),
mais curieusement, les adversaires des sectes aussi les gonflent, car la
pertinence de leur "lutte" (et donc les moyens qu'ils réclament) est
évidemment liée au danger potentiel que représente un groupe. Les médias
aussi, pour que leur sujet apparaisse important, participent à cette
surévaluation du phénomène. Or, si certaines communautés religieuses
sont nombreuses, d'autres ont 10, 5 voire 3 membres. Révéler ce nombre
infime serait très dévalorisant pour la "secte des adversaires des
sectes".

Les lobbies antisectes insistent aussi sur un aspect "captation de
notre belle jeunesse", qui ne correspond guère à la réalité que nous
avons pu vérifier lors de nos enquêtes de terrain. Certes, il y a des
jeunes dans ces groupes, mais pas de manière "anormale" , et certains
groupes sont plutôt formés de jeunes couples, de familles, de vieux
soixante-huitard ou même de personnes du troisième âge qui forment une
excellente "cible" lorsqu'elles ont à partager du temps, du dévouement
et - ce qui ne gâche rien - un peu d'argent. Mais la vieille recette a
fait ses preuves : les nouvelles religions ou philosophies doivent
toujours être Page Rankingésentées comme les captatrices de la jeunesse. Déjà dans
l'Antiquité, lors de l'affirmation du Christianisme, les auteurs païens
lui reprochaient essentiellement de détourner la jeunesse de la religion
traditionnelle...

Lorsqu'un journaliste ne se soumet pas au schéma classique anti-
secte, il est aussitôt accusé de complaisance. Ainsi, les auteurs de
deux documentaires Arte consacrés aux mormons sont-ils vivement
critiqués par "Le Monde" . Ils auraient Page Rankingésenté cette religion avec
trop de sympathie... Les auditeurs belges, habitués à entendre
l'actualité religieuse commentée par la douce voix de l'abbé Armand
Pirard, croient rêver en entendant ces reproches. Ils imaginent mal qu'à
l'occasion, par exemple, de la bénédiction pascale ou d'un voyage du
pape, un de ses mièvres commentaires se mette à investiguer à propos des
finances du Vatican et de ses opérations douteuses, ou des effets
catastrophiques de sa diplomatie pro-Croate. Mais évidemment, il est des
monopoles à ne pas traiter sans "complaisance" et des rivaux qu'il est
bon d'enfoncer. On comprend dès lors pourquoi les "sectes" voient
rarement avec plaisir débarquer en leurs murs des journalistes, chargés
dès le départ de ramener des "informations" croustillantes,
sensationnelles et surtout inquiétantes...

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Sources
Avec l'aimable autorisation du site Véritas - Toute la Vérité
Lien vers l'article original
http://perso.wanadoo.fr/bel/society/unadfi/
Cet article a été lu fois
depuis le 19/07/04
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Maurice Duval a propos des sectes :



Maurice Duval, ethnologue:

Mise en exergue:
"J'ai arrèté de faire des études comme celle que j'ai faite sur le
Mandarom, je ne veux plus en faire parce que j'estime que j'ai
beaucoup beaucoup payé, j'ai beaucoup donné ça m'a coûté très cher de
faire cette recherche. J'ai payé cette recherche sur mon salaire, vous
savez un universitaire il gagne pas des milles et des cents. Donc j'ai
payé ma recherche sur Mandarom avec mes propres deniers, parce que je
n'ai rien eu pour la faire. Il faut vraiment le vouloir pour le faire.
Alors aujourd'hui je me dis, ben moi j'ai fait mon devoir, j'ai fait
ce livre sur le Mandarom, j'ai écrit plein d'articles, j'ai pris des
coups énormes parce que je disais la vérité, je mets au défi quiconque
de me dire que je n'ai pas dit la vérité.
Aujourd'hui j'estime que j'ai fait mon devoir, je passe à autre chose.
Et j'empèche des jeunes chercheurs de faire des travaux sur des
groupes spirituels parce que je sais qu'ils ne feront jamais carrière,
ils seront empèchés de travailler, ils ne pourront pas faire carrière..
Donc tant que la situation est celle-ci je les décourage de le faire,
je pense que c'est à des gens qui sont bien ancrés dans la profession
comme moi de le faire mais personne ne veut le faire parce que c'est
trop risqué."

Transcription intégrale:
"Si quelqu'un en France est capable de me dire ce que c'est qu'une
secte ce serait bien, parce qu'il n'y a aucune définition
sociologique. J'ai écrit là-dessus, j'ai démontré que le mot secte ne
veut rien dire. Il a voulu dire quelque chose à une certaine époque et
certains sociologues, d'anciens sociologues renommés du siècle dernier
ont écrit sur la question mais aujourd'hui, étant donné le contexte
sociologique ça ne veut plus rien dire.
Mais alors un groupe sectaire c'est quoi? Est-ce que c'est l'UMP,
est-ce que c'est un groupe de footballeurs qui veut pas intégrer un
nouveau joueur, enfin chais pas, c'est tout et n'importe quoi un
groupe sectaire. D'où le danger extrèmement grave de cette
qualification, de cette formulation des choses, "groupe sectaire".
Parce que le flou absolu de cette notion, et on ne pourra jamais le
définir de façon rigoureuse et sociologique, c'est impensable, par
définition ça veut rien dire. Et donc puisque ça veut rien dire on
peut mettre n'importe qui dedans.
Donc vous qui me posez la question, vous qui m'écoutez, n'importe quel
groupe de quoique ce soit peut devenir groupe sectaire si on veut lui
chercher des ennuis.
D'où la difficulté qu'il y a à le cerner et la dangerosité de cette
formulation car n'importe qui peut être taxé demain de secte, d'où
l'impérative nécessité à s'interroger sur cette question des sectes
pour tout le monde. Même ceux qui sont très loin de la spiritualité,
très loin de ces groupes-là, il faut s'interroger parce que c'est
vraiment un outil politique de répression extrèmement grave.
Et d'ailleurs, des groupes politiques de la gauche radicale ont été
catalogués de groupes sectaires, je pense à Lutte Ouvrière, je pense à
la Ligue Communiste Révolutionnaire qui a été, qui a eu des militants
d'embarqués à la police quand ils distribuaient des tracts parce que
on a utilisé des arrètés anti-secte, des gens qui font le bizutage à
Arts et Métiers ont été qualifiés de secte, un groupe de musique
hard-rock a été qualifié de secte etc.
N'importe qui peut entrer dans cette catégorie et je dis attention, on
est là dans le cas de figure d'une répression politique d'une possible
répression politique qui est grave pour tous les citoyens, c'est la
raison pour laquelle j'appelle tous les citoyens à réfléchir sur cette
question.

Finalement, on peut dire que en France c'est notre axe du mal. Auw
Etats-Unis ils n'ont pas besoin des sectes, les sectes peuvent (enfin
les mouvemnts qu'on appelle sectes parce que pour moi "secte" encore
une fois ne veut rien dire) aux Etats-Unis sont libres de croire ce
qu'elles veulent. Ils n'ont pas besoin de ça parce qu'ils ont un autre
axe du mal qui est le terrorisme avec tout ce que Bush a développé.
Nous on n'a pas cet axe du mal là donc notre axe du mal à la française
c'est les sectes, et si vous parlez des sectes dans la rue les gens
vont vous dire "oui oui c'est le mal".
Alors c'est un fourre-tout dans lequel on met tout, on met drogue,
lavage de cerveau, détournement d'enfants, enfermements d'enfants,
orgies sexuelles, que sais-je enfin bon, ponction économique,
financière etc.
Quand on regarde coimbien il y a eu de gens de groupes de sectes
épinglés par la justice pour méfaits, pour délits, on voit que c'est
dérisoire par rapport au nombre de groupes. D'ailleurs ça les embète
parce qu'on voit bien qu'il n'y a pas dobjet, il n'y a pas d'objet.

Pourquoi c'est l'intéret des hommes et des femmes politiques de ce
pays que de continuer la lutte contre ce qu'ils appellent les sectes,
puisqu'on voit il n'y a pas d'objet, puisque les délits sont
insignifiants en nombre et en qualité, donc il n'y a pas d'objet?
C'est parce que la lutte contre les sectes fabrique de la peur
collective. Les gens ont peur des sectes. Ils ont des visages très
sympathiques mais ils vont laver le cerveau des gens surtout des plus
faibles, des enfants etc. c'est le danger terrible.
La fabrication de la peur collective est un ingrédient politique dfe
premier odre dans la mesure où quand il y a une peur collective on
peut manipuler les masses d'une manière sans égale.
Regardez ce qu'on a faitaux Etats-Unis en faisant peur avec le
terrorisme, en mettant tout le monde dans le meme sac d'ailleurs
puisque c'est allé, ça a dépassé la raison, ce n'était plus une lutte
contre le terrorisme dont il s'agissait mais c'était une lutte pour
faire gagner un point de vue politique qui justifiait de la répression
tous-azimuts.
Eh bien en France c'est la même chose. On n'a pas initié la guerre
d'irak bien sûr parce qu'on ne se bat pas avec la peur fondée sur le
terrorisme mais avec la peur fondée sur les sectes. Et cette peur fait
que les gens sont d'accord à partir du moment où ils ont peur pour
accepter des reculs de la démocratie, dans leur intéret croient ils,
puisque ça va permettre de les protéger.
Donc puisque ça permet de les protéger ben on va aller jusqu'à dire
ben écoutez le secret professionnel du médecin faut peut-être le
mettre entre parenthèses parce que ça permettrait peut-être de lutter
contre les sectes, etc. etc.
Donc la peur collective permet de faire reculer la démocratie avec un
tour de magie c'est à dire en arrivant à avoir l'assentiment d'une
mùajorité de nos concitoyens. Et là c'est la grande victoire des
anti-démocrates que d'arriver à avoir l'aval de la majorité de la
population de notre pays pour faire reculer la démocratie parce que
pensent-ils cela permettra de mieux lutter contre les sectes.
Sans que personne ne se pose la question : mais c'est quoi une secte?
Que sont ces gens-là? Il n'y a jamais que des débats de partisans sur
les media qui ne nous ouvrent pas l'esprit mais qui nous le referment.

Si ce qu'on appelle les sectes sont un danger, comment expliquez-vous
que l'Etat ne finance pas des recherches sur ces groupes-là? jamais
l'Etat n'a dit on va lancer un appel d'offres comme il y a des appels
d'offres pour comprendre ce que c'est que les problèmes de
l'immigration, de la délinquance, de la violence etc., il y a des
appels d"offre : l'Etat dit "voilà, on met de l'argent et on recherche
des universitaires ou des chercheurs qui voudraient fairte des études
scientifiques sur ces questions-là.
Comment expliquer que sur la question des sectes il n'y a jamais eu un
sou là-dessus? C'est intéressant, ça veut dire que l'Etat ne veut pas
savoir, parce que si il voulait savoir il dirait ben voilà, on lance
un appel d'offres.
Quand j'avais un projet de colloque sur la question des sectes javais
demandé à la MILS [Mission Interministérielle de lutte contre les
sectes] si ils voulaient bien financer un colloque comme ça parce que
c'était un travail de réflexion objective sur cette question-là.
La MILS avait dit "non on ne finance pas ces choses-là". C'est
quand-même intéressant. J'ai arrèté de faire des études comme celle
que j'ai faite sur le Mandarom, je ne veux plus en faire parce que
j'estime que j'ai beaucoup beaucoup payé, j'ai beaucoup donné ça m'a
coûté très cher de faire cette recherche. J'ai payé cette recherche
sur mon salaire, vous savez un universitaire il gagne pas des milles
et des cents. Donc j'ai payé ma recherche sur Mandarom avec mes
propres deniers, parce que je n'ai rien eu pour la faire. Il faut
vraiment le vouloir pour le faire.
Alors aujourd'hui je me dis, ben moi j'ai fait mon devoir, j'ai fait
ce livre sur le Mandarom, j'ai écrit plein d'articles, j'ai pris des
coups énormes parce que je disais la vérité, je mets au défi quiconque
de me dire que je n'ai pas dit la vérité.
Aujourd'hui j'estime que j'ai fait mon devoir, je passe à autre chose.
Et j'empèche des jeunes chercheurs de faire des travaux sur des
groupes spirituels parce que je sais qu'ils ne feront jamais carrière,
ils seront empèchés de travailler, ils ne pourront pas faire carrière..
Donc tant que la situation est celle-ci je les décourage de le faire,
je pense que c'est à des gens qui sont bien ancrés dans la profession
comme moi de le faire mais personne ne veut le faire parce que c'est
trop risqué.

Mes collègues étaient très réticents au minimum. Certains m'ont envoyé
des mots de félicitations pour mon travail mais ils étaient
minoritaires. Et puis les choses avec le temps ont changé, j'ai pu
m'expliquer, et certains qui étaient hostiles à mon travail à la
sortie du livre en 2002 ont depuis changé complètement d'attitude,
m'ont invité à venir parler dans des séminaires et ont compris qu'il y
a vait là quelque chose qui était différent de ce qu'ils avaient pensé
initialement et que j'étais resté celui que j'ai toujours été, c'est à
dire quelqu'un qui est absolument incroyant, mécréant total mais
respectueux des systèmes divers de pensée à partir du moment où ils
respectent la dignité des femmes et des hommes.

En fait je n'avais qu'un intéret à écrire ce livre, c'est celui de
pouvoir me regarder tous les matins dans un miroir en disant "tu as
fait ton travail." Mon travail qui consiste à dire ce que j'ai vu
pendant des années d'observation, parce que je ne suis pas allé une
semaine ou quinze jours là-bas, ce qui serait beaucoup plus déjà que
les journalistes qui y vont une heure... quand il y vont.
J'y suis allé pendant quatre ans régulièrement et après j'y suis allé
irrégulièrement donc le résultat de mon travail c'est des années
d'observation. On n'a pas pu me cacher des enfants quand j'y allais
c'est pas vrai, on n'a pas pu les mettre dans des placards à chaque
fois que je venais, j'y allais à l'improviste à certains moments à la
fin de ma recherche donc c'est impossible.
Donc j'ai été vraiment, j'ai mis en oeuvre la méthode des ethnologues
qui est la plus objective possible.

Là-bas, j'étais pas l'universitaire en cravate avec un petit carnet,
j'étais en bleu de travail, je plantais des arbres avec eux, je
faisais des travaux manuels avec eux. Au bout de huit jours que vous
travaillez avec quelqu'un pour planter des arbres ou pour faire du
ciment, les gens ils vous oublient comme universitaire, petit à petit
ils commencent à vous parler.
Mais là ça n'a pas duré une semaine, ça n'a pas duré un mois ni
plusieurs mois mais plusieurs années. Donc au bout de plusieurs
années, et c'est mon métier, je Page Rankingétends avoir vraiment percé des
éléments de la vérité de ce groupe.
C'est pour cette raison qu'à la sortie de mon ouvrage il y avait
vingt-sept journalistes qui avaient dit être intéressés par l'ouvrage
avant sa sortie aux attaché s de presse des presses universitaires de
Paris. Les journalistes disaient "oui oui, on est très intéressés par
le travail".
Et puis certains sont venus m'interviewer, sont venus me filmer,
m'enregistrer, certains ont écrit des textes et vingt-sept ont été
censurés par leurs rédactions. C'est ça notre démocratie, c'est àdire
que dès que vous ne dites pas les choses que l'on souhaite que vous
disiez, eh bien on censure.
Quand je dis des journalistes c'est des tous petits journaux, mais
c'est des magazines nationaux, c'est des télévisions, des petites et
des très grandes, parmi les plus grandes et pas celles qu'on croit le
splus intellectuelles qui n'ont pas censuré, certaines que l'on
qualifie comme étant parmi les meilleures ont censuré également.
J'ai été censuré par des grands quotidiens et par des quotidiens
régionaux, par des quotidiens nationaux et des quotidiens locaux. J'ai
été censuré par vingt-sept médias.
Donc cette censure elle existe, elle a existé également dans la
littérature scientifique puisque une revue m'a censuré je l'ai dit
tout à l'heure, une revue de sociologues m'a censuré, des éditions
universitaires m'ont censuré, on m'a écrit même maladroitement, un
responsable d'une édition m'a dit, il m'a écrit littéralement
"Scientifiquement je n'ai rien à vous reprocher." Alors si mon texte
n'a rien de réprochable sur le plan scientifique qu'est-ce qu'on me
reproche?
Eh bien c'est de dire la vérité qui n'est pas en concordance avec ce
que disent les médias. Les médias c'est le nerf de la guerre, c'est
elles qui font la pluie et le beau temps, qui peuvent lancer des
rumeurs vraies ou fausses. C'est elles qui font la pluie et le beau
temps, c'est le vrai pouvoir de notre société.
Si les médias ont intéret parce qu'ils font de l'audimat, parce que ça
marche etc. à fabriquer de la peur en ayant pour objet les groupes
qu'on appelle sectes, eh bien ils vont le faire. Et ça va marcher, les
gens vont marcher, je pourrais développer des tas d'exemples qui le
démontrent. A partir du m
oment où les médias le disent les gens
pensent que c'est vrai. Même si dans l'abstrait ils savent qu'ils sont
roulés dans le faux par ces médias, concrètement quand ils regardent
ils acquiescent, ils disent oui.

Alors si je pouvais être entendu par la MIVILUDES [mission
interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives
sectaires] ou si il pouvait y avoir des débats publics -- parce que
vous avez remarqué que jamais il n'y a eu un débat télévisé entrela
MIVILUDES et des chercheurs, des gens qui sont donc des chercheurs en
sciences sociales qui ont des attitudes hostiles à la MIVILUDES, ça
c'est jamais vu hein, ni avec la MILS, il n'y a pas de volonté de
débat sur la place publique évidemment...d'ailleurs on m'a refusé un
débat public avec un responsable d'une association anti-sectes il n'y
a pas longtemps -- je pense que je leur dirais à ces gens de la
MIVILUDES que leur combat est un combat pour un Etat qui va vers un
fonctionnement totalitaire. C'est à dire qu'ils se battent pour le
contrôle des pensées, des pensées en apparence religieuses mais ce
n'est pas des pensées religieuses.
Il y a une normalisation de notre société de plus en plus grande.
C'est vrai dans le domaine religieux, c'est vrai dans d'autres
domaines et cette normalisation me semble extrèmement dangereuse, on
est entrain d'empècher la diversité d'exister.
Et la MIVILUDES son combat c'est celui-là, d'empècher la diversité des
croyances. Je pense que c'est extrèmement dangereux et c'est quelque
chose qui va dans le sens de la non-démocratie, de l'avènement d'un
totalitarisme dans lequel on va de manière croissante.
Parce que dire que les groupes spirituels sont dangereux, c'est
susciter la mise en place de contrôles toujours plus grands.

Non, je ne suis pas optimiste du tout par rapport à ce que l'Etat met
en place. Aucune de ces instances ne me parait digne de confiance et
je pense que le seul optimisme qu'on puisse avoir c'est le réveil des
consciences des gens pour qu'ils disent "non, arrètez."
Si les gens ne disent rien l'Etat va continuer comme il le fait depuis
un bon moment à être de plus en plus répressif. Et c'est quelque chose
qui m'inquiète beaucoup donc c'est quelque chose sur lequel il faut
être vigilant, c'est extrèmement grave ce qu'il se produit, et je suis
pas du tout confiant parce que à partir du moment où ce système -là
sert des intérets politiques alors il n'y a pas de raison que ça
s'arrète.
Et comme il y a des gens dont c'est l'intéret à la fois économique
parce qu'ils touchent des subsides de l'ETAT pour lutter contre ces
groupes-là et par ailleurs ils touchent aussi du crédit parce qu'ils
deviennent presque des héros qui se battraient contre le mal avec un M
majuscule, alors je crois pas qu'il y aie quoique ce soit à attendre
de ces instances-là.
Je crois plutôt au travail de fourmi qui consiste à réveiller les
consciences, à dire attention on est sur un chemin qui nous emmène
dans un domaine où nous serons de plus en plus privés de démocratie
comme ça existe aujourd'hui : il y a des poches de totalitarisme dans
notre société, et si on n'y prend pas garde, si on n'éveille pas les
cosnciences ça ira toujours plus loin.
C'est le devoir de tout citoyen qui en a pris conscience de faire
partager cette conscience autour de soi. C'est un devoir, je pense
qu'on ne peut pas se regarder dans un miroir si, à partir du moment où
on a pris conscience du danger, on ne fait pas ce que l'on peut faire
pour faire avancer les choses dans ce domaine."

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